Simulateur d'épargne à intérêts composés : capital final et intérêts

Le calcul projette ce qu'un capital de départ et des versements mensuels deviennent après N années, intérêts réinvestis chaque mois. Un seul paramètre pèse plus que les autres : la durée, car les intérêts finissent par rapporter eux-mêmes des intérêts.

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Comment le capital final se construit

Chaque mois, le capital en place est multiplié par un facteur égal à 1 plus le taux mensuel, c'est-à-dire le rendement annuel ramené à un mois. Le versement s'ajoute ensuite, en fin de mois. Il n'a donc rien gagné le mois où il est déposé.

Le capital final réunit deux blocs. Le capital de départ est multiplié par ce facteur autant de fois qu'il y a de mois. Chaque versement l'est un mois de moins que le précédent, et le tout dernier ne l'est pas du tout. La somme de ces versements capitalisés tient en une formule : le versement multiplié par le facteur élevé à la puissance du nombre de mois, moins un, le tout divisé par le taux mensuel.

Les intérêts gagnés sont la différence entre ce capital final et le total versé, c'est-à-dire le capital de départ plus tous les versements. À rendement nul, la formule se réduit à une simple addition.

Ce qui pèse le plus sur le résultat

Prenons un exemple à refaire soi-même : 5 000 € au départ, 200 € par mois, 6 % par an, soit 0,5 % par mois. Sur 10 ans, le capital final est d'environ 41 870 €, pour 29 000 € versés, soit près de 12 870 € d'intérêts.

Doublez la durée : on obtient environ 108 960 € pour 53 000 € versés. Le total versé n'a pas doublé, mais le capital final a été multiplié par plus de 2,6, car les intérêts des premières années produisent à leur tour des intérêts.

Ajouter 50 € par mois sur 10 ans donne environ 8 190 € de plus, pour 6 000 € versés en plus. Ramener le rendement à 4 % au lieu de 6 % coûte environ 4 970 € sur les mêmes dix ans. La durée domine, puis le montant versé. Le rendement pèse de plus en plus à mesure que l'horizon s'allonge.

Confondre capital final et pouvoir d'achat

Le chiffre affiché est un montant nominal, exprimé en euros de la date d'arrivée, avec un rendement supposé constant. C'est une estimation, pas une promesse. L'erreur courante consiste à le lire comme ce que l'on pourra réellement acheter.

Reprenons les 108 960 € obtenus après 20 ans. Si les prix montaient de 2 % par an, hypothèse prise pour l'exemple, ce montant ne représenterait qu'environ 73 300 € d'aujourd'hui, soit près d'un tiers de moins.

Deux autres oublis creusent l'écart : les frais de gestion et la fiscalité, que le calcul ignore et qui reviennent à réduire le rendement réellement perçu. Enfin, un placement réel ne rapporte pas le même taux chaque année, alors que la formule en suppose un seul. Pour une lecture prudente, mieux vaut tester un rendement plus bas que celui que l'on espère.

Questions fréquentes

Que change un versement en fin de mois plutôt qu'en début de mois ?

Un versement en fin de mois ne produit aucun intérêt pendant le mois où il est déposé, et le tout dernier n'en produit jamais. Verser en début de mois ferait gagner un mois d'intérêts à chaque versement, donc un capital final un peu plus élevé. L'écart reste modeste face à l'effet de la durée.

Quelle différence entre intérêts composés et intérêts simples ?

Avec des intérêts simples, seul le capital de départ rapporte. Avec des intérêts composés, les intérêts déjà acquis rapportent aussi. Exemple : 1 000 € à 5 % pendant 3 ans donnent 1 150 € en intérêts simples, et environ 1 157,63 € si les intérêts sont capitalisés chaque année. L'écart grandit avec la durée.

En combien de temps mon capital double-t-il ?

La règle des 72 donne un ordre de grandeur : on divise 72 par le rendement annuel en pourcentage. À 6 %, cela fait environ 12 ans, et le calcul exact confirme un résultat très proche. Cette règle vaut pour un capital seul. Avec des versements réguliers, le montant total grossit plus vite que cela.

Dois-je saisir un rendement brut ou net de frais ?

Le calcul applique le taux tel quel : un taux brut donne un résultat brut. Pour approcher ce que vous toucherez, saisissez le rendement après frais. Si vous espérez 6 % et que les frais annuels sont de 1 %, testez 5 %. Les impôts, eux, ne sont pas pris en compte et se retranchent à part.